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Que le Grand Geek me Croque

Que le Grand Geek me Croque #8
William Audureau, David Ricardo, Orioto et Chloé Woitier

Disponible depuis le
  • Le tour d’actu’
  • La rétrospective : Final Fantasy VII (et VI, par extension)
  • Le thème : L’épopée dans le jeu vidéo, la recette secrète des grandes aventures
  • L’interview : William Audureau (auteur de L’Histoire de Mario et journaliste)
Invités

William Audureau (L'Histoire de Mario), David Ricardo (Baka Productions), Orioto (sur deviantART) et Chloé Woitier (LeFigaro.fr).

Un mot sur l'émission
Montez à bord du talk-show nocturne de RadioJV ! Alexleserveur, InkS, Chloé et Alvin amènent leurs invités à commenter l'actualité du mois, partager leurs anecdotes lors de la rétrospective et éclairer de leurs lumières un thème qui leur est familier.

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Les épisodes

Commentaires

    Mathieu

    Je reviens sur Final Fantasy VII, car j’ai beaucoup de mal avec ce jeu. J’ai du mal au niveau du scénario et de la « réputation » qu’il peut avoir, réputation que je trouve plus forte par ailleurs en Europe que partout ailleurs, sans doute partie liée avec le « blocus » des RPG pendant longtemps. Mais aujourd’hui que nous avons accès (et traduits le plus souvent) aux Dragon Quest, aux Final Fantasy pré-VII, aux Phantasy Star… l’on peut se rendre compte qu’au-delà de l’aspect technique très bien expliqué par Chloé Woitier, et si l’on écarte le gameplay qui, en revanche, est sans doute le meilleur jamais inventé pour un RGP (le système de Matéria est formidable, rien à redire), l’histoire non seulement ne brille pas par son originalité ou, encore, sa clarté. Si l’on compare rien qu’avec les Final Fantasy, et rien qu’avec FFVI :

    — La mort du Général Léo ;
    — La mort de la famille de Cyan ;
    — Le suicide de Célès suite à la mort de Cid que l’on ne peut pas éviter et qui part de la même problématique que celle expliquée dans le podcast avec Aerith ;
    — La thématique de l’écologie ;
    — Un personnage « principal » qui devient totalement fou (Terra ; je mets des guillemets, car il n’y a pas de personnage principal dans FF6).

    Si l’on s’écarte et qu’on regarde Square :

    — Les trois filles de Chrono Trigger (Marle, Lucas et Ayla) qui représentent chacune une part de la sexualité du héros ;
    — La thématique écologique existe également dans les séries des Seiken Densetsu ;

    Etc. etc.

    Sans parler que l’histoire de FF7 est profondément brouillonne et incompréhensible : l’on ne voit Sephiroth qu’à deux instants dans le jeu, lors du flashback dans le manoir de Nibelheim, et à la fin du jeu… C’est Jenovah qui tue Aerith. Alors certes, la traduction française était ratée, mais cela ne change rien au fait que l’histoire est racontée de façon brouillonne.

    En soi, ce n’est ni la redite, ni la « popularité » de FF7 que je reproche. C’est le fait d’avoir été copié jusqu’à la lie (alors que Grandia 2 n’a jamais fait d’émules, ou très peu bizarrement) et d’avoir initié un nombre improbable de clones et d’avoir empêché les FInal Fantasy suivant d’être autre chose que des « clones » de FF7. Il suffit de ne prendre que la « Longue liste des clichés des J-RPG », liste très connue, pour s’apercevoir que FF7 valide quasiment tous les points de la liste.

    Bref, l’on peut dire que FF7 a été, plus ou moins, un événement, mais je ne pense pas qu’il soit forcément bénéfique pour le genre. Plutôt que d’être un ambassadeur du genre — ce qu’il a été malgré tout –, il a été le « patron » de tout ce qui a suivi, un peu comme Sonic qui, à l’époque, avait initié un nombre improbable de clones, de Wonderdog à Aero the Acro-Bat en passant par Bubsy.

    Bien entendu, des rpg intéressants ont suivi. Mais je pense sincèrement que FF7 a fait du mal au genre… Autant de bien que de mal sans doute.

    Mathieu

    Ah, et comment l’épopée, il faut dans la Littérature que le héros soit porteur de valeurs collectives, ou qu’il soit représentant d’une nation. Les ambitions du héros de Shadow of the Colossus étant purement égoïstes et même contre un tabou religieux à au moins deux niveaux (tabou de la mort, tabou de la mort des colosses), ce n’est pas une épopée à proprement parler.

    Il faudrait d’ailleurs parler de la « morale » des jeux d’aventure… Sujet plus intéressant qu’on ne le croit 😉

    Rodrinho

    Ben alors le problème vient des éditeurs de jeux. C’est quand même un comble de reprocher à un jeu d’être trop bon, alors que c’est la fainéantise et le manque d’idées nouvelles dans les RPG qui ont pu suivre qui a entrainé ce que tu dénonces (encore que je ne soit pas totalement d’accord).
    FFVII est un jeu génial, y a pas grand chose à y redire, si ce n’est que comme tous les jeux, y a des gens qui vont pas forcement aimer.
    Et pour ce qui est des points communs avec FF, tu peux aussi rajouté que c’était déjà des jeux de rôles. C’est pas parce qu’il y a des rebondissements qui ont déjà été vus ailleurs que le scénario n’est pas original.
    D’ailleurs si tous les RPG après FFVII ne sont que des repompes, il est assez normal qu’on y retrouve les mêmes éléments qui deviennent donc des clichés.
    Et l’histoire n’est pas raconté de façon brouillonne, elle est alambiquée, c’est fait exprès.
    Et aussi, Mario (dont l’histoire est racontée de manière beaucoup plus simple, avouons-le) a aussi engendré un nombre incalculable de clones sans pour autant qu’on le bash à la première occasion.

    Mathieu

    J’avais justement fait une comparaison avec Sonic et ses clones, et on peut dire de même avec Mario et ses clones ; mais mon ennui venait justement du fait que ce qui a été repris, c’est-à-dire en priorité l’histoire et moins le gameplay, prêchait par certains endroits et était déjà, quelque part, de la « pompe », toutes proportions gardées bien entendu.Je suis d’accord quand tu parles de la fainéantise des éditeurs, mais je n’insinuais pas que cela venait du fait que le jeu était « trop bon », c’est là que nos avis divergent : ce n’est pas mon j-rpg favori malgré tout, lui en préférant d’autres même si j’ai fait partie de ceux qui se sont rués dessus à sa sortie et qui l’ont aimé au-delà de tout.

    Quand tu évoques ainsi « l’histoire alambiquée », comme précisé dans le podcast, elle ne s’éclaire totalement qu’une fois que la série des « XC » (Advent Children, Beyond Crisis, Crisis Core et Dirge of Cerberus) a été vue/jouée. Une histoire comme celle de Chrono Trigger, également des plus complexes quand on se penche dessus comme a pu le faire par exemple le Chrono Compendium (avec les informations de Chrono Cross, je l’admets), est racontée de façon beaucoup plus fluide et accessible sans qu’il ne soit besoin de lire des documents « annexes » malgré tout (bon, Chrono Cross poussait le vice bien trop loin… mais retenons que le « canon Trigger » pour cette phrase).

    Je ne cherchais pas à remettre en cause la qualité intrinsèque de FF7 qui a été pour beaucoup (du moins en Europe) le premier contact avec un J-RPG (autre qu’A-RPG, on avait bien eu Secret of Mana), et un jeu exceptionnel à tous points de vue, que ce soit concernant le gameplay, l’univers, les personnages ou l’histoire en règle générale. Je ne fais que lui reprocher un tant soit peu son statut de « vache sacrée », qu’aucun jeu ne devrait réellement avoir car il n’existe pas d’œuvres intouchables. Seulement, les thèmes abordés, la façon dont ils sont abordés, les scènes qui sont construites, etc. l’avaient déjà été et de façon tout aussi forte ne serait-ce que dans le passif de Squaresoft.Les clichés de FF7 l’étaient d’ores et déjà avant FF7 ; si je n’en reprends que deux de la Fameuse Liste des Clichés :

    « Penser avec sa -censuré- (Règle de Hiro)
    Peu importe de quoi elle est accusée ou le degré de mystère qui entoure ses origines, le héros est toujours prêt à risquer sa vie pour une fille qu’il a rencontré trois secondes plus tôt. »

    « Les Indispensables
    Il y a toujours un donjon de feu, un donjon de glace, un labyrinthe dans les égouts, une forêt brumeuse, un vieux bateau fantôme, une mine, un labyrinthe avec de jolis cristaux partout, un temple ancient rempli de pièges, un château volant royaume de la magie, et un donjon technologique. »

    C’étaient déjà vrai pour nombre de FF et de RPG Square en règle générale, pour les Dragon Quest à certains niveaux, les Phantasy Star, etc. etc. La limite entre le cliché et le « passage obligé » est souvent mince je le concède, mais encore une fois c’est un avis diachronique que je cherche à partager : aussi, la question que je pose, c’est « si jamais nous avions tous connus les grands RPG 8/16 bits, et que FF7 était sorti (soyons fous !) sans qu’il y ait un bond technologique (c’est-à-dire, mettons, sur Snes), aurait-il eu la même popularité et le même impact sur les joueurs rien qu’avec son histoire ? »

    Si FF7 a marqué son époque, Chloé le disait bien dans son podcast, c’était partie liée avec le bond technologique qu’il représentait. Et je m’interroge alors : si les derniers Final Fantasy sortis (notamment à partir du IX) ont des avis plus mitigés de ci de là, n’est-ce pas parce que ce bond se fait de plus en plus ténu ?

    Ce ne sont que des interrogations. Mario, Sonic, Zelda… sont des vaches sacrées, mais il faut les remettre en question, constamment, à l’aune de ce que l’on sait, de ce que l’on a raté auparavant et ce qui se fait aujourd’hui. Cela n’enlève rien à leur valeur intrinsèque encore une fois, mais la mise en perspective pourrait permettre de les replacer au sein d’un continuum. FF7 est un jalon dans l’histoire des jeux vidéo, personne, surtout pas moi, ne remettra ceci en question.

    Se demander en revanche pourquoi le jeu est un jalon, une fois tout mis sur la table, m’intéresse. Et pour l’heure, je ne vois pas l’argument de l’histoire dans l’absolu étant seule explicative de ceci. Je puis me tromper, mais je ne suis pas encore convaincu.

    Jaydes

    Je suis un tout nouvel auditeur, je viens à peine de découvrir vos Cast et je doit avouer que je prends beaucoup de plaisir à vous écouter. Merci à vous.

    PS : la prochaine fois j’essaierai de faire un commentaire comme les deux comparse plus haut.

    bonabab

    Pourquoi rappeler aussi régulièrement que l’heure tourne Inks ?
    Je me doute qu’il y a une raison à cela, voire plusieurs, mais ça m’échappe et ce retour à la réalité incessant m’emmerde au plus haut point.

    Des explications ?

    Excepté ce détail, continuez comme ça, c’est passionnant !

    InkS

    En l’occurrence, parce que l’émission est réalisée en direct et qu’il ne faudrait pas dépasser l’heure de fin annoncée en amont (23h30), et qu’on fait en sorte de respecter le sommeil de nos auditeurs (ou leur emploi du temps, parce que de toute façon, une émission de plus de trois heures…). 😀

    Et puis n’exagérons pas, deux-trois pauvres rappels d’environ cinq secondes sur deux heures quarante, ce n’est pas si terrible.

    algus

    Inks rappelle l’heure car il est payé à l’heure donc il prévient car si on dépasse l’horaire sa commission augmente. ; p

    Sinon mathieu si tu cherches vraiment pourquoi FFVII a une telle importance dans l’histoire du jeu vidéo c’est simple : le gameplay, les ventes et le fait que ce soit le premier gros J-RPG en 3D. Ce qui a prouvé que ce type de jeu était viable. Ensuite c’est surement le premier FF a avoir bénéficié d’une telle campagne de pub en dehors du Japon ce qui n’est sans doute pas étranger à son succès.
    Accumuler les lieux communs est une base pour un bon RPG surtout japonais. Car ça permet de montrer au joueur qu’il est en terrain connu et permet donc de s’intégrer plus facilement dans un univers.

    A quelle adresse puis-je envoyer des mini-marquises pour le prochain after ? N’ayant ni facebook ni twitter.

    InkS

    Pour ça comme pour autre chose, equipe@radio01.net (c’est d’ailleurs ce qui est conseillé en bas de chaque page de ce site).

    Mathieu

    Ta réponse sur FF7 me convient sur les trois points (gameplay, vente, genre en 3D), et je pensais plus ou moins comme ça. C’était au niveau de l’histoire que j’avais davantage tendance à tiquer : ce n’était pas pour moi l’argument seul permettant d’expliquer la raison du succès (et on peut le dire du culte) de ce jeu, car reprenant des principes déjà vus auparavant.

    FF7 deviendrait alors une forme d' »excellence » des clichés du genre, un chef d’œuvre de patchwork. Et de là, je lui reprocherai alors peut-être sur la distance le fait qu’il rechigne à prendre des risques comme d’autres ont su plus ou moins le faire, sans pour autant oublier les concessions faites aux dits clichés.

    Quiks

    Les sujets avaient l’air très intéressants, et je comprend fort bien les contraintes d’enregistrement, mais les craquement sont difficilement supportables sur 2 heures, et j’ai pas réussi a tenir plus de 20mn… :/

    Je passe donc au suivant, mais les coupures de son me font craindre le pire ^^

    InkS

    Dès qu’on aura trouvé le trésor caché du père Noël pour avoir les finances de livrer par Chronopost™ un bon micro à chacun de nos invités, promis, on le fera. En attendant, il faut se contenter de ce que les invités ont comme matos’ chez eux. Et forcément, c’est variable.

    Pour un podcast enregistré dans des conditions aussi roots que les notres (aucun contrôle sur le matos utilisé par les invités, aléas possibles du direct, etc.), on ne souffre pas tellement de la comparaison. Franchement, on a entendu pire. Biiiiiiiiiiien pire.

    Minute rabachage : On se donne de la peine avant le direct (n’oublions d’ailleurs pas que cette émission – comme bien d’autres sur Radio01.net, sont réalisées en plein direct, avec des horaires de départ qu’on respecte scrupuleusement) de faire la balance de son de l’invité. On est le premiers à stresser et à pâtir d’un mauvais micro ou d’une carte son vérolée.

    ‘ttention, le but n’est pas de hurler « MON DIEU NOOOOOOOOOOOON, TU AS TOOOOOORRRT, LE SON DE CE PODCAST EST PLUS CLAIR QUE DU CRISTAAAAAAL, VA CROUPIR EN ENFER, DÉMOOOOOOOOOON ! », juste de replacer le contexte : quand on découvre, avant l’émission, que tel invité(e) aura un son de merde on air, ça nous met déjà un p’tit coup au moral. C’est juste qu’on aime pas quand le couteau remue dans la plaie. Voilà, c’est tout. 😀

    Alexleserveur

    « On fait ce qu’on peut avec les invités qu’on a » 😀

    algus

    Le son des podcasts de radio 01 est bon parfois c’est un peu juste mais c’est tout le temps audible pas toujours super agréable mais toujours fonctionnel et je parle du son des invités, inks, als et autres chroniqueurs, tauliers ou habitués ont quand a eux un son de très bonne qualité. Après on écoute un podcast pour ce qui est dit pas pour la qualité du son.
    A ceux qui ne sont pas contents vous avez qu’à écouté un podcast ou encore mieux un question pour un gamer sur pressstartbutton.fr vous verrez ce que c’est un son pourri. Désolé mais quand on est énervé ça soulage ; ).
    Don’t feed the troll.

    InkS

    Je tiens à préciser que le commentaire précédent n’engage que son auteur. Parce que sinon, on va encore venir me dire que je tire sur les mêmes. 😀

    Owiii

    Est-il possible, Inks, d’ajuster le volume des invités à peu près au même niveau ?
    Il arrive parfois que certains invités ayant un son un peu faible précède un invité ayant un son puissant qui va nous griller les tympans !

    InkS

    Je compresse le son de toute la piste pour éviter un décalage trop grand. Toutefois, je viens de changer de logiciel de montage / exportation pour l’audio et je vais bénéficier d’une meilleur compresseur : on va donc voir ce que cela donnera sur les prochains numéros. 😉

    Damien

    Donc c’est seph qui tue aerith

    A bonne entendeur

    Damien

    Si t’as pas compris ff7, et bien retourne jouer à pokemon, parceque dans un rpg faut faire un minimum d’effort… Et si t’avais vraiment compris le jeux, tu serais que jenova est sous le contrôle de sephiroth, donc c’est Sephiroth qui tue aerith

    A bonne entendeur

    Damien

    Hyper décevant ce podcast. Vous survolé les jeux