Tout sur LOLJAPON, le podcast pour les otakus (ou non)

Tout sur LOLJAPON, le podcast pour les otakus (ou non)

Salut à toutes, à tous, et aux monstres digitaux, ici Concombre. Je prends ici la parole sur le blog de Kawa – en rappelant humblement que chacun est susceptible de le faire, c’est sa fonction – pour vous parler de mon LOLJAPON. J’aimerais revenir avec vous sur ce beau bébé que je coproduis/anime/gère avec l’ami Amo. Vous représenter le podcast, faire un texte de référence pour toute personne qui voudrait le découvrir avant de s’y lancer, et bien sûr, m’accorder quelques fleurs, car bon dieu quelle formidable époque et formidable année pour se payer un peu d’égo tout seul ! Et LOLJAPON est l’équivalent mensuel d’un gros mook avec plein de rubriques. L’occasion de refaire le tour du podcast ! Je vais, dans l’ordre, vous présenter le cast, faire une note d’intention, dérouler le programme et préciser deux-trois trucs. En quelques mots. Un petit millier et demi. Ça va bien se passer.

Votre réaction à la longueur de ce post en 16 FPS

(Ci-dessus, votre réaction en 16 FPS à la longueur de ce post)

LOLJAPON – tout-en-majuscules-tout-attaché, va devenir, pour prendre une formule circonvolutionnante à souhait, la plus vieille émission de Kawa. Enfin… sur le line-up du RadioKawa original, lancé en 2013. Et avec le critère de garder l’équipe originale pour squizzer TVNR dans cette distinction. Maintenant qu’on a bien ramé, on en arrive enfin à la conclusion qu’Amo et moi sommes très fiers de notre émission et tout autant fiers de vous présenter ce quatrième batch de onze épisodes.

Qu’est-ce que c’est ? L’avantage, c’est que la ligne édito et le contenu sont dans le titre. LOLJAPON est un podcast de culture pop japonaise avec un ton qui oscille entre le premier et le deuxième degré, dans le sens où on a cette tendance à chroniquer très sérieusement des trucs particulièrement barrés. Le sérieux du medium est réel, en tout cas dans son intention. On y parle donc d’animes, de mangasses, de jeux vidéo, de tout ce qui a trait à l’archipel (musique, voyages, télé, dramas, vous voyez le genre) et ponctuellement d’autres trucs qui nous passionnent. Amo est le vrai otaque « comme dans les mangas », qui a réponse à tout et ayant un véritable suivi de l’actualité. Votre serviteur est plus l’enthousiaste, l’intéressé, qui a moins de connaissances mais qui s’accroche à une culture qu’il aime aussi. Ces rôles ne veulent pas dire grand chose, j’ai une plus belle bibliothèque que lui et j’ai des goûts plus bizarres et nichés. Mais dès qu’il s’agira de parler d’une œuvre un peu ancienne mais essentielle pour tout fan, il y a bien plus de chance que je me taise et écoute le sensei. On est amis depuis des années, quand on s’engueule à l’antenne, c’est pour de vrai, bref on s’aime et LOLJAPON est devenu notre rituel mensuel qui permet de concrétiser notre gros hobby et d’en faire quelque chose. Quand on nous parle « d’alchimie » dans le podcast, rien ne peut me faire plus plaisir, parce que sans nous comporter comme des forceurs de la dernière espèce, on aime à croire que LOLJAPON est aussi la chronique de notre lien social (et vu les trucs qu’on mate, vous comprendrez vite qu’ils sont rares)

Il existe de plus en plus de podcasts sur la pop culture japonaise. Ils sont inégaux dans une échelle qui se situe dans une échelle moyen+/top et vous situerez le notre à votre convenance. L’un des plus connus, le Mangacast, est très porté sur l’édition et les mécanismes. On va s’y mettre aussi, sans tenter de paraphraser le vénérable voisin, mais notre objectif est surtout de parler de notre ressentis sur telles œuvres, et de varier le concept au maximum.

De temps en temps, LOLJAPON c’est aussi en public ! – Photo par Amélie C. (@BlueBeast_)

Je vais revenir sur la structure du show. Mais en trois saisons, on a connu de sacrés moments de bravoure. On le sait, les premiers numéros sont balbutiants, on a cherché nos marques, limités par le temps. Certains numéros sont en dessous ou moins bien préparés. Pour tout le reste… on est juste fiers de cette troisième saison écoulée. On espérait être un peu plus écoutés, on a mis un coup de collier sur la production et les invités, ça a immédiatement payé. On commence même à avoir des haters, ce qui est un signe, je suppose (ça tombe toujours sur votre serviteur ! 🙁 ) En trois saisons, pêle-mêle : j’ai chroniqué un anime qui m’enverra sans doute un jour en taule, j’ai imité la moitié des podcasts de Radio France en pré-générique, j’ai offert à Amo en live son nouvel instrument de musique préféré, et j’ai participé à l’une des soirées les plus marquantes de 2015 dans le bon sens (pas dur, aussi) une émission de quatre heures 30 sur les voyages au Japon (le #20). Vous trouvez ça super long ? Retournez la question : aurait-on accéléré si on ne passait pas un bon moment et qu’on ne jugeait pas que tout ce qui était dit valait la peine ? Yup ! On a même prolongé avec deux heures d’after et une trentaine d’auditeurs n’ont pas bronché jusqu’au bout, ce qui nous a valu notre premier #TT France, fatalement, la concurrence devenait nulle !

Comment ça marche ? Je vais me répéter mais la métaphore est importante. LOLJAPON, c’est un magazine audio, avec son sommaire, son déroulement et ses rubriques. Il y a même l’équivalent sonore d’un ours et un rappel à l’existence au Patreon du network, notre « au capital de ». Parfois, on commence sur une actualité, puis on passe à un statut culturel par personne présente. Comprenez : on parle tous d’un truc découvert et terminé récemment. Ensuite, le dossier, qui donne la couleur à l’épisode et possède une place centrale. Enfin, le Sushiroulette. Le package final. Ma rubrique, celle d’Amo, celle du public, et celle de fin. Mais à chaque fois, il y a un « pool » de concepts. L’année dernière, on les tirait au hasard. « Seuil de tolérance » où je me tape un truc que je ne suis pas sensé supporter, dans une « Biolognaise », Amo développe la vie d’un acteur de l’industrie. Je raconte mes maigres progrès en japonais. Amo se penche sur l’ost d’une œuvre. On lit une fanfiction. On fait un petit sketch. Le contenu et les règles tournent tous seuls à chaque numéro. C’est un petit truc dont je suis fier, et sans rien promettre de plus, on va peut-être tenter de faire participer le public pour qu’il ait, dans une certaine mesure, son mot à dire.

C’est trop long. LOLJAPON est un gros podcast. Plus précisément, il arrive plus fréquemment que le podcast soit long. C’est une remarque ultra-légitime qui n’a valeur de reproche que si c’est important pour vous. Évidemment, nous voulons être le plus pro possible et nous sommes à des lieues d’un format canonique de radio publique. Cependant… 100% des personnes qui m’ont directement fait cette remarque n’ont pas pris la peine de remarquer que tout est timecodé sur la page d’épisode, directement sur le podcast, donc dans le flux, donc PARTOUT. Ça trahit un bouche-à-oreille un poil rapide. Alors, rassurez-vous : si un morceau vous intéresse, vous saurez directement où le trouver. De notre coté, on fait au mieux pour 1/Limiter les répétitions et tout ce qui fait perdre du temps, c’est le plus important et 2/Jauger l’importance de continuer une rubrique ou pas. C’est un curseur éditorial entre « bon sens », « fun pris à l’instant T » et « ce que vaut le sujet ». En bref, nous sommes sur le coup.

review

Vous voyez qu’on s’améliore.

C’est pas pour tout le monde ? Eurm, sincèrement, c’est ouvert à tous. Les œuvres sont parfois obscures, notre ton se veut universel. On freine les anglicismes, raccourcis, et références ouvertes LE MIEUX POSSIBLE. C’EST DUR. Mais on veut que même si ce titre ne vous évoque qu’un vieil épisode de Digimon, Card Captor Sakura, Yu-Gi-Oh où qu’on vous a mis un Taniguchi dans les mains et que vous avez vaguement aimé, il y a au moins un morceau du podcast qui soit pour vous. L’une des plus grandes problématiques actuelles du milieu – suivez mon regard – et de ne pas parler qu’à son nombril. Qu’aux gens qui ont le même nombril. De n’inviter que les copains des nombrils. Ou pire : de seulement vouloir plaire aux nombrils. On le fera toujours par sérendipité ou dans le feu de l’action, mais dès qu’on dit une connerie de ce genre, on le sent immédiatement et on aimerait bien revenir en arrière. Bon, ma capacité à spoiler assez ouvertement des trucs est un autre problème.

SAISON 4 ! Donc. On revient à la rentrée, concrètement dans deux semaines pour un 33è numéro, on va donc égaler le point « saisons de Survivor » ou « numéros de JV » – magazine lancé le même mois que le podcast sus-nommé partout. Grâce au Patreon, vous nous avez payé une plus grande mixette et deux autres micros, soit un plateau de quatre personnes et nous vous en sommes très reconnaissant. On projette de mettre ça à profit très vite (soit en octobre mais encore une fois, rien de plus avant confirmation). Comme chaque année, on va changer de jingles et je vais discuter avec Amo d’une manière un peu plus dynamique de voir les choses – la production et sa qualité est un truc qui nous importe, d’autant plus avec une émission en home-studio.

Voilà un résumé respectable ! Je pense que nous sommes présentés. Nous remercions les auditeurs qui nous suivent dès le début, on salue aussi ceux qui viennent de nous rejoindre. N’hésitez pas à partager ce qu’il est possible de partager : Kawa mérite plus de notoriété qu’elle n’en a pour le moment ! Étoiles, retweets et liens partout sont autant de manière de montrer votre support, et sont toujours remarqués par votre serviteur et sa moitié de podcast. N’hésitez pas. On a encore pas mal de chemin à parcourir sur cette voie et on le fera tant que c’est avec plaisir. Tout colle pour le moment et c’est aussi grâce à vous.

Area51_T10_Jaq_RCom_v2 2Voilà, je pense que les présentations sont faites. On se retrouve le 9 septembre pour un numéro consacré à la maison d’édition Sakka, en la présence de Wladimir Labaere. On parlera de mangas bizarres, on se projettera dans les JO de Tokyo, on parlera d’Assassination Classroom, de la fin de Bleach… et des coulisses de l’industrie avec Wladimir. On est sûrs que c’est un gars chic et qu’on va pouvoir un peu parler des coulisses de l’éditions qui ne sont pas Kurokawa (qu’on aime aussi. On aime tout le monde. Sauf cette série, là, sortie récemment, qui parlait d’un truc. Boarf.)

Votre serviteur,

B. alias C.

    CapyCec

    Et ben personnellement, j’aime mes podcasts comme mon aligot : plus c’est long mieux c’est ! Ça laisse le temps de développer des sujets en profondeur et si je m’emmerde, j’accélère ou j’arrête (mais ça ne m’es jamais arrivé avec LolJapon <3)
    Donc continuez petits samouraïs ! Vous êtes forts.